Code ISBN: 978-2-8258-0031-7
Monographies

Robert Wehrlin
Auteur: Rudolf Koella
Il appartient aux époques confuses de donner naissance à des artistes qui sont les catalyseurs idéaux des idées qui vaguent, telles ces printanières écharpes de brouillards, au-dessus d'un monde de bourgeons et d'enfances. L'homme vit et se meurt dans ce qu'il voit, et Paul Valéry ajoutait «mais il ne voit que ce qu'il songe», et la confrontation avec un peintre comme Wehrlin, dans cet atelier d'Antony qui tient, par la multiplicité des espaces qu'il offre dans un enchevêtrement imbrogliesque du château d'Argol et de la boutique d'apothicaire, tendrait à le prouver une fois encore.
C'est une œuvre profonde et passionnante que celle de Wehrlin, artiste renfermé, sous des dehors cordiaux, dans un secret espace de méditations. Elle commence par une écorce tendre où la nature a mis son empreinte. Faite alors de paysages, où des arbres baignent dans des ciels où le bleu ne saurait cesser de le disputer au gris, de visages qui sont des portraits fidèles à ce genre de discipline qui ne souffre pas de médiocrité, de natures mortes où la composition dit déjà le baroquisme larvaire, cette œuvre pèse dans la balance de la grande tradition son bon poids de technique sûre et d'inspiration noble.
Le liber qui suit l'écorce selon les botanistes comme le derme suit la peau, en confondant une infinité de zones par affinité, ce liber est chez Wehrlin empli des inquiétudes de la création matérielle.

Pages :  216

Format :245 x 300         Illustration : 200

Prix CHF : 29.20      Prix EUR : 19.00